CHEZ CAPPUCCINE : des mots pour grandir

Le bonheur est plus léger qu'une plume. Personne ne sait le prendre. (Tchouang-tseu)

05 juillet 2009

La mort, c'est moi qui écrase les autres
la mort, c'est toi qui étouffes l'autre
La mort, c'est lui qui empêche l'autre de s'exprimer, de vivre...
La mort, c'est nous qui refusons que les autres soient différents de nous.
La mort, c'est vous qui cataloguez, qui fichez l'autre et sa manière d'exister.

Mais la vie, c'est moi qui espère malgré les échecs
Mais la vie, c'est toi qui rencontres l'autre
Mais la vie, c'est lui qui  respire la joie, l'amour
Mais la vie, c'est nous qui sommes réunis pour partager nos différences
Mais la vie, c'est tout simplement vous tous
qui possédez dans le coeur et dans les yeux la joie de vivre.

Marie-Paule,
Oser vivre

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24 mai 2009

Un pêcheur était assis au bord de la mer, au soleil, l'air heureux, le regard perdu vers l'horizon.
Un industriel, vacancier d'un pays du Nord, vint à passer.
S'adressant au pêcheur, il s'étonna de le voir assis là, au milieu de la matinée.
- Pourquoi n'es-tu pas à la pêche ? demanda le touriste.
- Parce que j'ai pêché ce qu'il me faut pour la journée, répondit le pêcheur.
- Mais si tu continuais à pêcher, tu pourrais vendre ton surplus de poisson et un jour t'acheter deux bateaux, engager des hommes pour t'aider et plus tard devenir riche !
- Quel en serait l'avantage ? demanda le pêcheur.
- Eh bien ! tu pourrais avoir assez d'argent pour te retirer et jouir de la vie ! répondit l'industriel.
- Et que crois-tu que je suis en train de faire maintenant ? demanda le pêcheur au touriste, en éclatant de rire de toutes ses dents blanches.

Anthony de Mello

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Merci à mon amie Sylvie pour l'envoi de cette photo.

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04 mars 2009

Entre deux branches d’arbre, dans un creux, un cocon.

Un homme l’observe. Il devine une ouverture minuscule dans cet œuf qui ressemble à un ongle d’écorce. Un papillon, bientôt, va naître. L’homme le voit, qui s’insinue par ce trou trop menu pour lui, et qui s’efforce, et qui s’échine, un  millimètre après un autre, et qui semble tant s’épuiser qu’il s’arrête, à demi sorti.

« La pauvre bête n’en peut plus, se dit l’homme. Je vais l’aider. » De la pointe de son canif il élargit la porte étroite. Le papillon, d’une poussée, vient au monde enfin, se délivre, mais son corps est gonflé, pesant, et ses ailes sont trop petites, elles paraissent ratatinées. L’homme pense qu’elles vont bientôt se déployer, et que ce ventre qui se traîne, obèse, disgracieux, va perdre ce poids qui l’encombre, mais non, le papillon est informe à jamais.

L’homme ne savait pas que l’insecte, pour vivre, avait besoin de son combat, que son effort exténuant contre l’exiguïté du seuil poussait le liquide du corps vers les ailes encore chétives pour leur donner leur force, leur exacte beauté, leur juste dimension. Il avait cru bien faire, comme nous qui voulons aplanir les obstacles devant les pas de nos enfants. Ils n’en seront pas plus heureux et risquent d’en rester infirmes.

La loi de nature le dit.

(Henri Gougaud, L’Almanach)

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22 décembre 2008

Merci à Henri et au bulletin de Claude "la Voie directe"

Le poisson rouge

Un poisson rouge vit dans un bocal au fond de l'océan. Il y est depuis si longtemps qu'il est très habitué à son bocal, il en connaît les limites, les contours, il sait que l'eau dont il a besoin est contenue à l'intérieur.

En dehors du bocal, il ne sait pas. Il y pense parfois, et oublie bien vite. Un jour, il apprend que le bocal va inévitablement se briser et qu'il devra abandonner cette existence délimitée par le périmètre du bocal. On lui dit que cela s'appelle « mourir». Son destin, après la fin du bocal, lui est tout à fait inconnu, il a très peur. Y a-t-il de l'eau dans l'océan hors de son bocal ? Il craint bien que non.

Va-t-il survivre à la destruction du bocal ?

Il est persuadé que non. Et surtout, il est très attaché à ses mouvements dans le bocal, à la vue qu'il a depuis le bocal et qu'il n'échangerait pour rien au monde contre autre chose, contre un inconnu, malgré les souffrances que lui cause souvent l'enfermement dans le bocal.

Il n'existe dans sa mémoire rien de comparable à l'univers de son bocal, il ne veut rien d'autre. Quand le bocal vient à se briser, le poisson est rendu à l'océan, il réalise que l'eau est présente hors du bocal, que l'espace y est infini et que son attachement au bocal ne venait que de l'oubli de la nature de l'océan dont il provient, à l'origine.

Quand le bocal se brise, rien ne se passe. L'eau retourne à l'eau, l'univers réduit du poisson rouge subit une expansion soudaine. Il est libre.

Nous sommes le poisson rouge dans le bocal.
Mais nous appartenons à l'océan.Tout va bien.

Thierry Vissac

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14 novembre 2008

Au siècle dernier, un touriste américain rendit visite au célèbre rabbin Hofetz Chaim.
Il s'étonna de voir que le rabbin n'avait pour tout logement qu'une simple pièce remplie
de livres et pour seul mobilier une table et un banc.

- Où sont vos meubles ? demanda le touriste.
- Où sont les vôtres ? rétorqua Hofetz.
- Les miens ? Mais je ne suis qu'un visiteur ici, je ne fais que passer, dit l'Américain.
- Moi aussi, répliqua le rabbin.

Père Anthony de Mello
"Comme un chant d'oiseau"

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03 novembre 2008

Merci Fifinette (bis) !!

Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans un puits.  L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il a décidé que l'animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon, ce n'était pas rentable pour lui de récupérer l'âne.
 
  Il a invité tous ses voisins à venir et à l'aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer le puits.
Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de chacun, il s'est tû.
 
  Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu'il a vu.
 
  Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l'âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
  Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l'animal, il se secouait et montait dessus.
  Bientôt, chacun a été stupéfié que l'âne soit hors du puits et se mit à trotter!'

  La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d'ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.
 
  Chacun de nos ennuis est une pierre qui permet de progresser. Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n'arrêtant jamais... Il ne faut jamais abandonner!

  Secouez-vous et foncez! Rappelez-vous les cinq règles simples!
  Pour être heureux:
  1. Libérez votre coeur de la haine.
  3. Vivez simplement.
  4. Donnez plus.
  5. Attendez moins.
 
  A ne jamais oublier, surtout dans les moments les plus sombres.
  Merci d'être là...
  Ce texte m'a été envoyé, je l'ai trouvé beau, que je n'ai pas pu le garder pour moi et j'ai voulu le partager à mon tour avec vous.

soleilbonne

 

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04 juin 2008

Le sac de sable

Juan arrive du Mexique à la frontière séparant le Mexique des États-Unis
en bicyclette.
Il a un gros sac sur ses épaules.

Le douanier l'arrête et lui demande :
- Qu'est-ce que tu as dans ton sac ?
Il répond :
- Du sable.

Le douanier, incrédule, lui dit :
- On va voir ça... Descends du vélo.
Le douanier ouvre le sac et répand le sable qu'il contient sur le sol.
Il fouille dedans sans rien y trouver.
- C'est bon, lui dit-il.

Juan ramasse le sable du mieux qu'il peut et repart sur sa bicyclette.

Une semaine plus tard, la même chose se produit.
Le douanier demande à Juan :
- Qu'est-ce que tu as dans ton sac cette fois ?
Juan répond :
- Du sable.

Le douanier, qui n'est toujours pas convaincu, décide de détenir Juan pour
la nuit et d'envoyer un échantillon du sable pour analyse. Le lendemain,
les résultats révèlent qu'il s'agit bien de sable. Il laisse donc Juan
repartir sur son vélo.

Le petit manège se poursuit tous les deux ou trois jours pendant les
quelques années qui suivent. A chaque fois, le douanier fouille le sac de
sable. Il envoie régulièrement des échantillons pour analyses de toutes
sortes mais toujours sans rien trouver d'autre que du sable.

Finalement, quelques années plus tard, Juan arrête de traverser la
frontière en bicyclette avec son sac de sable.

Un beau jour, alors qu'il est en retraite, le douanier prend ses vacances
au Mexique et rencontre Juan dans un petit bar sur la plage.

- Hé ! je te reconnais, toi! Tu n'est pas le gars qui traversait la
frontière en bicyclette avec un sac de sable ?
Juan reconnaît le douanier et lui répond :
- Oui, c'est moi.
- Qu'est-ce que tu deviens ? lui demande le douanier.
- Je me suis acheté ce petit bar et je vis tranquillement, répond Juan.

Le douanier se décide finalement à lui demander :
- Écoute, je suis à la retraite et je n'ai plus aucun pouvoir. Je voudrais
bien savoir une chose. Je n'ai jamais arrêté de penser à ça depuis que je
t'ai vu la première fois. Juste entre toi et moi, tu faisais de la
contrebande ?...

Juan esquisse un petit sourire et répond :
- Oui, et c'est comme ça que je me suis acheté ce bar.

Le douanier s'approche un peu et demande à voix plus basse :
- Et qu'est-ce que tu passais frauduleusement aux douanes ?

- Des bicyclettes....

La morale de l'histoire

Avoir un regard d'enfant, un regard neuf. Si le douanier avait regardé Juan sans présupposé, sans que le mental intervienne, il aurait sans doute compris le manège. Trop souvent, nous avons des préjugés sur un type de personne.ou sur quelqu'un...

Avoir la maîtrise de son attention, choisir de la poser où l'on veut et ne pas laisser les autres choisir où elle se porte. Certain homme politique est très doué pour cela avec la complicité des media. Il n'es tpas le seul. On manipule en attirant l'attention sur une chose secondaire pour faire passer les choses plus importantes. C'est la théorie de Milton Freidman qui dit qu'il faut profiter d'une bonne crise pour faire passer les réformes les plus douloureuses, quand les gens ont l'attention captée par des problèmes pressants. Voyez le 11 septembre ...

Le sable ici est aussi le sable du temps, celui qui coule dans le sablier, ce temps que passe Juan à transporter son sable, à transperter le rien qui deveindra quelque chose grâce au temps. Il faut donner du temps pour récolter.

Jean

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Auteur du commentaire : Jean Carfantan
http://blog.lumitoile.net/index.php?2008/06/04/le-sac-de-sable

Langue originale: français
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18 septembre 2006

les vents du pardon

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01 septembre 2006

La rose et les épines

1

Un homme planta une rose et l'arrosa fidèlement, et avant qu'elle ne fleurisse, il l'examina. Il vit le bouton qui fleurirait bientôt et aussi les épines. Et, il pensa, "comment est-il possible qu'une fleur si magnifique provienne d'une plante chargée d'autant d'épines pointues ? "

Attristé par cette pensée, il négligea d'arroser la rose, et avant qu'elle ne fût prête à fleurir, elle mourut.

Il en est ainsi pour beaucoup.

A l'intérieur de chaque âme, il y a une rose.

Les qualités divines plantées en nous à la naissance grandissent parmi les épines de nos erreurs.

Beaucoup d'entre nous se regardent eux-mêmes et voient seulement leurs épines, leurs défauts. Nous désespérons, en pensant peut-être que rien de bon ne peut sortir de nous. Nous négligeons d'arroser le bien qui est en nous et finalement il meurt.

Nous ne réalisons jamais notre potentiel.

Quelques personnes ne voient pas la rose à l'intérieur d'elles-mêmes quelqu'un d'autre doit la leur montrer.

Un des dons les plus extraordinaires qu'une personne puisse posséder est d'être capable de passer à travers les épines et de trouver la rose à l'intérieur des autres.

C'est la caractéristique de l'amour, de regarder une personne, et connaissant ses erreurs, de reconnaître la noblesse dans son âme, et de l'aider à réaliser qu'elle peut dépasser ses erreurs. Si nous lui montrons la rose, elle fera la conquête des épines. Alors elle fleurira, et plus loin fleuriront trente, soixante, une centaine de plants comme celui qui lui a été donné. Notre devoir en ce monde est d'aider les autres en leur montrant leurs roses et non leurs épines.

Alors seulement nous atteindrons l'AMOUR que nous devrions ressentir pour chacun ;

Alors seulement nous fleurirons dans notre propre jardin !

auteur inconnu

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29 août 2006

Cherche en TOI et tu trouveras

Si tu te contentes de boire l'eau de mon puits,
demain tu mourras de soif,
soit parce que j'ai fermé la porte,
soit parce que je suis en voyage.
Si tu veux étancher ta soif,
creuse ton terrain
et tu trouveras la source. car elle est en toi.
Creuse ton puits,
ainsi tu auras toujours de l'eau partout où tu iras.
Le puits est en TOI,
la SOURCE EST en toi
Cherche et tu trouveras le trésor qui t'enrichira.

N'oublie jamais que celui qui compte sur la richesse d'autrui
est semblable à celui qui fait un beau rêve dans lequel il reçoit beaucoup d'argent,
et qui constate au réveil que sa poche est vide
Le bien des autres est pour nous comme la fortune d'un rêve

Cherche en toi et tu trouveras

anonyme

h_rencia

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