04 juin 2008
Le sac de sable
Juan arrive du Mexique à la frontière séparant le Mexique des États-Unis
en bicyclette.
Il a un gros sac sur ses épaules.
Le douanier l'arrête et lui demande :
- Qu'est-ce que tu as dans ton sac ?
Il répond :
- Du sable.
Le douanier, incrédule, lui dit :
- On va voir ça... Descends du vélo.
Le douanier ouvre le sac et répand le sable qu'il contient sur le sol.
Il fouille dedans sans rien y trouver.
- C'est bon, lui dit-il.
Juan ramasse le sable du mieux qu'il peut et repart sur sa bicyclette.
Une semaine plus tard, la même chose se produit.
Le douanier demande à Juan :
- Qu'est-ce que tu as dans ton sac cette fois ?
Juan répond :
- Du sable.
Le douanier, qui n'est toujours pas convaincu, décide de détenir Juan pour
la nuit et d'envoyer un échantillon du sable pour analyse. Le lendemain,
les résultats révèlent qu'il s'agit bien de sable. Il laisse donc Juan
repartir sur son vélo.
Le petit manège se poursuit tous les deux ou trois jours pendant les
quelques années qui suivent. A chaque fois, le douanier fouille le sac de
sable. Il envoie régulièrement des échantillons pour analyses de toutes
sortes mais toujours sans rien trouver d'autre que du sable.
Finalement, quelques années plus tard, Juan arrête de traverser la
frontière en bicyclette avec son sac de sable.
Un beau jour, alors qu'il est en retraite, le douanier prend ses vacances
au Mexique et rencontre Juan dans un petit bar sur la plage.
- Hé ! je te reconnais, toi! Tu n'est pas le gars qui traversait la
frontière en bicyclette avec un sac de sable ?
Juan reconnaît le douanier et lui répond :
- Oui, c'est moi.
- Qu'est-ce que tu deviens ? lui demande le douanier.
- Je me suis acheté ce petit bar et je vis tranquillement, répond Juan.
Le douanier se décide finalement à lui demander :
- Écoute, je suis à la retraite et je n'ai plus aucun pouvoir. Je voudrais
bien savoir une chose. Je n'ai jamais arrêté de penser à ça depuis que je
t'ai vu la première fois. Juste entre toi et moi, tu faisais de la
contrebande ?...
Juan esquisse un petit sourire et répond :
- Oui, et c'est comme ça que je me suis acheté ce bar.
Le douanier s'approche un peu et demande à voix plus basse :
- Et qu'est-ce que tu passais frauduleusement aux douanes ?
- Des bicyclettes.
La morale de l'histoire
Avoir un regard d'enfant, un regard neuf. Si le douanier avait regardé Juan sans présupposé, sans que le mental intervienne, il aurait sans doute compris le manège. Trop souvent, nous avons des préjugés sur un type de personne.ou sur quelqu'un...
Avoir la maîtrise de son attention, choisir de la poser où l'on veut et ne pas laisser les autres choisir où elle se porte. Certain homme politique est très doué pour cela avec la complicité des media. Il n'es tpas le seul. On manipule en attirant l'attention sur une chose secondaire pour faire passer les choses plus importantes. C'est la théorie de Milton Freidman qui dit qu'il faut profiter d'une bonne crise pour faire passer les réformes les plus douloureuses, quand les gens ont l'attention captée par des problèmes pressants. Voyez le 11 septembre ...
Le sable ici est aussi le sable du temps, celui qui coule dans le sablier, ce temps que passe Juan à transporter son sable, à transperter le rien qui deveindra quelque chose grâce au temps. Il faut donner du temps pour récolter.
Jean
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Auteur du commentaire : Jean Carfantan
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18 septembre 2006
les vents du pardon

01 septembre 2006
La rose et les épines

Un homme planta une rose et l'arrosa fidèlement, et avant qu'elle ne fleurisse, il l'examina. Il vit le bouton qui fleurirait bientôt et aussi les épines. Et, il pensa, "comment est-il possible qu'une fleur si magnifique provienne d'une plante chargée d'autant d'épines pointues ? "
Attristé par cette pensée, il négligea d'arroser la rose, et avant qu'elle ne fût prête à fleurir, elle mourut.
Il en est ainsi pour beaucoup.
A l'intérieur de chaque âme, il y a une rose.
Les qualités divines plantées en nous à la naissance grandissent parmi les épines de nos erreurs.
Beaucoup d'entre nous se regardent eux-mêmes et voient seulement leurs épines, leurs défauts. Nous désespérons, en pensant peut-être que rien de bon ne peut sortir de nous. Nous négligeons d'arroser le bien qui est en nous et finalement il meurt.
Nous ne réalisons jamais notre potentiel.
Quelques personnes ne voient pas la rose à l'intérieur d'elles-mêmes quelqu'un d'autre doit la leur montrer.
Un des dons les plus extraordinaires qu'une personne puisse posséder est d'être capable de passer à travers les épines et de trouver la rose à l'intérieur des autres.
C'est la caractéristique de l'amour, de regarder une personne, et connaissant ses erreurs, de reconnaître la noblesse dans son âme, et de l'aider à réaliser qu'elle peut dépasser ses erreurs. Si nous lui montrons la rose, elle fera la conquête des épines. Alors elle fleurira, et plus loin fleuriront trente, soixante, une centaine de plants comme celui qui lui a été donné. Notre devoir en ce monde est d'aider les autres en leur montrant leurs roses et non leurs épines.
Alors seulement nous atteindrons l'AMOUR que nous devrions ressentir pour chacun ;
Alors seulement nous fleurirons dans notre propre jardin !
auteur inconnu
29 août 2006
Cherche en TOI et tu trouveras
Si tu te contentes de boire l'eau de mon puits,
demain tu mourras de soif,
soit parce que j'ai fermé la porte,
soit parce que je suis en voyage.
Si tu veux étancher ta soif,
creuse ton terrain
et tu trouveras la source. car elle est en toi.
Creuse ton puits,
ainsi tu auras toujours de l'eau partout où tu iras.
Le puits est en TOI,
la SOURCE EST en toi
Cherche et tu trouveras le trésor qui t'enrichira.
N'oublie jamais que celui qui compte sur la richesse d'autrui
est semblable à celui qui fait un beau rêve dans lequel il reçoit beaucoup d'argent,
et qui constate au réveil que sa poche est vide
Le bien des autres est pour nous comme la fortune d'un rêve
Cherche en toi et tu trouveras
anonyme
14 août 2006
Conte soufi
C'était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur, qui cherchait le chemin de la vérité.
Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait assuré qu'il pourrait les lui indiquer. Celui-ci l'accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l'itinéraire tant attendu : « C'est loin d'ici, certes, mais tu ne peux te tromper : au coeur du village que je t'ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. »
La route fut longue. Le chercheur d'absolu passa maints cols et rivières. Jusqu'à ce qu'il arrive en vue du village dont son coeur lui dit très fort : « C'est là le lieu ! Oui, c'est là ! »
Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l'une, morceaux de bois dans l'autre et pièces éparses de métal dans le troisième. Las et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.
La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d'une douce lumière. Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime. De quel instrument provenait-elle donc ? Il se dressa tout net et avança en direction du musicien. Lorsque, stupéfaction, il découvrit que l'instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d'acier qu'il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.
A cet instant, il connut l'éveil.
Et il comprit que le bonheur est fait de la synthèse de tout ce qui nous est déjà donné, mais que notre tâche d'hommes intérieurs est d'assembler tous ces éléments dans l'harmonie.
22 juillet 2006
Ecoutez ce que je ne vous dis pas

Ne soyez pas trompé par mon visage
parce que je porte mille masques
Et aucun n'est mon vrai moi.
N'en soyez pas trompé, je vous en prie.
Je vous donne l'impression d'être sûre de moi,
Pleine de confiance et de tranquillité,
Que je n'ai besoin de personne : Ne me croyez pas.
Sous ce masque, il y a le vrai moi, confus, craintif, isolé.
C'est pour cela que je me crée un masque, pour me cacher,
Pour me protéger du regard qui voit.
Et pourtant ce regard est précisément mon salut.
A condition que je l'accepte, s'il contient de l'amour,
C'est la seule chose qui peut me libérer
Des murs de la prison que j'ai moi-même élevés.
J'ai peur de ne valoir rien, de n'être bon à rien,
Et que vous le verrez et me rejetterez.
Alors, commence la parade des masques.
Je bavarde avec vous,
Je vous dis tout ce qui n'est rien,
Et rien de ce qui m'est tout et qui pleure en moi.
S'il vous plaît, écoutez soigneusement et essayez d'entendre ce que je ne dis pas.
J'ai vraiment envie d'être sincère, vrai, spontanée, d'être moi-même.
Mais il faut que vous m'aidiez. Il faut que vous me tendiez la main.
Chaque fois que vous êtes bienveillant, doux et encourageant,
Chaque fois que vous vous efforcez de comprendre par véritable intérêt pour moi,
Mon coeur a des ailes, des ailes très faibles, mais enfin des ailes.
Par votre sensitivité, votre sympathie, votre puissance de compréhension
Vous seul pouvez me libérer de l'ombre de mon incertitude,
De ma prison solitaire.
Ce n'est pas facile pour vous,
Car plus vous m'approchez, plus je me défends.
Mais on me dit que l'amour est plus fort que les murs des prisons
C'est en ceci qu'est mon espoir, mon seul espoir.
Essayez, je vous en prie de faire tomber ces murs d'une main ferme
Mais douce, car un enfant est sensible.
Qui suis-je, vous demandez-vous ?
Je suis quelqu'un que vous connaissez très bien.
Car je suis chaque homme, je suis chaque femme que vous rencontrez,
Et je suis aussi VOUS-MEME.
Anonyme
21 juillet 2006
Les trois passoires
Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute opinion de la sagesse. Quelqu'un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit :
- sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami ?
Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test, celui des 3 passoires.
- les 3 passoires ?
Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire.
C'est ce que j'appelle le test des 3 passoires. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
- non, j'en ai simplement entendu parler...
- très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.
Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est ce quelque chose de bon ?
- Ah non ! Au contraire.
- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui, et tu n'es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité.
Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?
- Non pas vraiment.
Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?
06 juillet 2006
Mais non
Je t'ai regardé en souriant l'autre jour.
Je croyais que tu me verrais, mais non.
J'ai dit "je t'aime" et j'ai attendu
pour voir ce que tu dirais.
Je pensais que tu m'entendrais, mais non.
Je t'ai demandé de venir jouer
dehors à la balle avec moi.
Je pensais que tu me suivrais, mais non.
J'ai fait un dessin juste pour que tu le voies.
Je pensais que tu le garderais, mais non.
J'ai construit une cabane pour nous dans le bois.
Je penserais que tu camperais avec moi, mais non.
J'ai trouvé des vers et tout ce qu'il faut pour la pêche.
Je pensais que tu voudrais y aller, mais non.
J'avais besoin de toi juste pour te parler,
partager mes pensées avec toi.
Je pensais que tu voudrais, mais non.
Je t'ai parlé de ma prochaine compétition,
espérant que tu y serais.
Je pensais que tu viendrais sûrement, mais non.
Je t'ai demandé de partager ma jeunesse avec moi.
Je pensais que tu voudrais, mais tu ne pouvais pas.
Mon pays m'a appelé sous les drapeaux,
tu m'as demandé de rentrer à la maison sain et sauf.
Mais non.
Stan Gebhardt
http://www.kenbmiller.com/paintings/solitude/solitude.html
02 juillet 2006
Après un certain temps
Après un certain temps, on apprend la subtile différence
entre tenir une main et enchaîner une âme.
Et on apprend qu'aimer ne veut pas dire se soumettre
et que la fréquentation d'une personne n'est pas garante de sécurité.
Et on se met à apprendre que les baisers ne sont pas des engagements
et que les cadeaux ne sont pas des promesses.
Et on se met à accepter ses échecs la tête haute et les yeux ouverts,
avec la sagesse de l'adulte et non la tristesse de l'enfant.
Et on apprend à construire sa route aujourd'hui,
parce qu'on ne peut prévoir de quoi demain sera fait.
Après un certain temps, on apprend que même la lumière du soleil
brûle si on en abuse.
Alors cultivez votre propre jardin et embellisez vous-même
votre âme plutôt que d'attendre qu'on vous apporte des fleurs.
Et on apprend qu'on peut supporter beaucoup.....
Qu'on est vraiment fort,
Et qu'on est vraiment quelqu'un.
Véronica A. Shoffstall

photo : ici
01 juillet 2006
Seul l'Amour resta
Un petit texte sans prétention, mais que j'aime bien.
Source Claude Louis

L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment.
Quand l'île fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide.
La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau.
L'Amour lui dit, "Richesse, peux-tu m'emmener?"
"Non car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau.
Je n'ai pas de place pour toi."
L'Amour décida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi
dans un magnifique vaisseau, "Orgueil, aide-moi je t'en prie !"
"Je ne puis t'aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais
endommager mon bateau."
La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda, "Tristesse,
laisse-moi venir avec toi."
"Ooh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être
seule !"
Le Bonheur passa aussi à coté de l'Amour, mais il était si heureux qu'il n'entendit même pas l'Amour l'appeler !
Soudain, une voix dit, "Viens Amour, je te prends avec moi."
C'était un vieillard qui avait parlé.
L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie
qu'il en oublia de demander son nom au vieillard.
Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla.
L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir
"Qui m'a aidé ?"
"C'était le Temps" répondit le Savoir.
"Le Temps ?" s'interrogea l'Amour.
"Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé ?"
Le Savoir, sourit plein de sagesse, et répondit :
"C'est parce que Seul le Temps est capable de comprendre
combien l'Amour est important dans la Vie."









