15 juin 2008
Parce que toujours la Vie....
La mort de mes parents m'a fait mourir à une part de ma vie.
Elle a donné naissance à une autre vie.
Les deuils nous font mourir et renaître à nous-mêmes.
Tous les deuils font renaître à la vie.
A condition de les vivre, de les accepter,
de les comprendre, de les dépasser.
Accepter de les vivre, c'est accepter de vivre.
Accepter la mort, c'est accepter de vivre.
Accepter la mort, c'est accepter la Vie.
Maintenant, je vis.
Que chacun garde à jamais conscience d'être en Vie.
Catherine Bensaïd
(et un grand merci à ma Kiki)
03 juin 2008
Pour un nouveau voyage
Quelqu'un meurt,
Et c'est comme des pas
Qui s'arrêtent.
Mais si c'était un départ
Pour un nouveau voyage...
Quelqu'un meurt,
Et c'est comme une porte
Qui claque.
Mais si c'était un passage
S'ouvrant sur d'autres paysages...
Quelqu'un meurt,
Et c'est comme un arbre
Qui tombe,
Mais si c'était une graine
Germant dans une terre nouvelle...
Quelqu'un meurt,
Et c'est comme un silence
Qui hurle.
Mais s'il nous aidait à entendre
La fragile musique de la vie...
Benoît Marchon
13 mars 2008
Prière Amérindienne
Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j'ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté !
Je vous remercie pour l'amour que chacun m'a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je sera là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai !
Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer !
Je ne suis pas là, je ne dors pas !
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit !
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.
Auteur inconnu
21 février 2008
L'amour ne disparaît jamais....
Pour mon père disparu le 21 février 2008
"L'amour ne disparaît jamais...la mort n'est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce d'à côté.
Je suis moi et vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres,
nous le sommes toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.
Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
Ne changez rien au ton,
Ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de votre pensée,
simplement parce que je suis hors de votre vue?
Je vous attends, je ne suis pas loin,
juste de l'autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien."
Charles Péguy ?
Saint Augustin ?
01 avril 2007
Où sont-ils ?
"La grande et triste erreur de quelques-uns, mêmes bons, c'est de s'imaginer que ceux que la mort emporte nous quittent.
Ils ne nous quittent pas, ils restent.
Où sont-ils ? Dans l'ombre ?
Oh, non ! c'est nous qui sommes dans l'ombre.
Eux sont à côté de nous, sous le voile, plus présents que jamais.
Nous ne les voyons pas, parce que le nuage obscur nous enveloppe, mais eux nous voient. Ils tiennent leurs beaux yeux plein de gloire arrêtés sur nos yeux pleins de larmes.
O consolation ineffable, les morts sont des invisibles, ils ne sont pas des absents.
J'ai souvent pensé à ce qui pourrait consoler ceux qui pleurent. Le voici : c'est la Foi en cette présence réelle et ininterrompue de nos morts chéris.
C'est l'intuition claire, pénétrante, que par la mort, ils ne sont ni éteints, ni éloignés, ni même absents, mais vivants, près de nous, heureux, transfigurés, et n'ayant perdu dans ce changement glorieux ni une délicatesse de leur âme, ni une tendresse de leur coeur, ni une préférence de leur amour. Au contraire, dans ces profonds et doux sentiments, grandi de cent coudées...
La mort pour les bons est la montée éblouissante dans la lumière, dans la puissance et dans l'amour.
Ceux qui, jusque là, n'étaient que des chrétiens ordinaires deviennent parfaits.
Ceux qui n'étaient que beaux deviennent bons ;
Ceux qui étaient bons deviennent sublimes."
Jean Mathieux - 16.02.1994
05 mai 2006
Comme un voilier part dans la lumière du matin
Je suis debout au bord de la plage
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit :
"Il est parti !"
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard. C'est tout...
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
Pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "il est parti !"
Il en est d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,
S'exclament avec joie :
"Le voilà !"...
C'est cela la mort.
William Blake








