16 décembre 2006
Les étages de l'amour
Re merci Catherine, pour cet envoi.
un peu long mais...........
çà vaut le coup d'y passer quelques minutes...
et puis prendre l'ascenseur vers les étoiles...
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Ne vous a-t-on jamais dit que l’amour se décline sur plusieurs niveaux?
En général, il commence au sous-sol et finit par le toit.
Et plus il part de haut, moins il faut le craindre. Mais les amours qui se vivent "en bas" n'en sont pas moins nécessaires. Le chemin de l'homme passe par tous les étages...
L'étreinte sexuelle n'a-t-elle pas inspiré depuis tout temps les plus grands poètes?
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Commençons pas la cave. Là où les amants s’attirent physiquement uniquement, là où la rencontre n’est que sexuelle, passes éphémères ou domination du territoire sensuel de l'autre.
Le sentiment n’y intéresse personne, les valeurs de toute nature y sont mineures. On se situe dans l'univers des chasseurs-cueilleurs qui évoluera, en faiblissant cependant, jusqu'au 4ème ou 5ème étage.
Au rez-de-chaussée, même si votre épouse s'inquiète de votre retard, une maîtresse vous dit « tu m’attires, je crois que je t’aime, faisons l’amour. » Même tableau qu'au sous-sol sauf que là, la femme se croit amoureuse. Elle vous entraîne dans le chantage, les crises de larmes, les week-ends à Venise en cachette.
C'est le niveau des vies parallèles, de la jalousie et des mensonges, avec une pointe de romance pour vous charmer et vous divertir.
Au 1er, je t’aime sincèrement mais je te manipule pour te convaincre que tu m’aimes aussi. Je te séduis, je fends mes jupes et fais cligner mes cils. Et puis si tu peux quitter ta femme, c’est encore mieux ! De toute façon, je ne vois pas ce que tu lui trouves... Alors vous divorcez pour elle. Avec les bijoux dont vous la couvrez, elle vous tient par vos "bijoux de famille" !
Au second, I love you, oh que oui ! Mais avant de t'entraîner dans ma chambre à coucher, j’essaie de te connaître, de partager des moments d'amitié avec toi, de savoir si tu aimes aussi le chocolat à la menthe, la voile, les grillades et les chiens. Si tu es déjà marié, c’est fâcheux et je vais réfléchir un peu...
L'étage au-dessus, elle vous avait déjà remarqué depuis longtemps mais vous aviez une compagne. Elle vient d’apprendre que vous êtes enfin libre. "Allons dîner veux-tu, j’ai quelque chose à te dire. Et si tu m’aimes aussi, alors engageons-nous ! N’est-ce pas la plus belle des choses", vous dit-elle au 3ème?
Au 4ème, on se plaît, chacun se sent libre, épanoui dans son célibat et heureux de l’être. Même lié officiellement à un(e) autre, vous ne cachez rien à cette dernière et elle accepte votre liberté et vos écarts. Le jeu est transparent, honnête et clair pour tout le monde. Sur ce plan, on se croise sur l'oreiller sans attentes, sans masques ni calculs. Nos corps se tendent l’un vers l’autre, nos lèvres tremblent du frémissement des cœurs qui battent comme des tambours, notre passion nous dévore comme un bûcher que seul Dieu a pû allumer. Nous souffrons car vivre à deux est impossible mais cet amour-là est puissant, sensuel et ennivrant. Sur cet étage, nous commençons à nous aimer vraiment. Chacun repart dans sa direction avec de la gratitude et l'envie de voir l'autre capable d'être heureux sans lui ou elle.
Vient ensuite le 5ème où la femme vous trouve parce qu’elle vous y a cherché depuis toujours. Elle a cru au grand amour, a renoncé aux étages inférieurs pour mieux se donner à vous, pour préserver son corps et la fraîcheur de ses sentiments, pour se loger dans le creux de votre épaule comme le voilier trouve un port d'attache après de longs mois de traversée en haute mer. Elle reconnaît en vous une âme sœur, un compagnon de route dont elle a besoin pour se rendre meilleure. Alors votre union est la rencontre de deux individualités accomplies qui s’unissent pour s’enrichir mutuellement, pour s’inspirer de
l’exemple que vous êtes l’un pour l’autre. Un enfant peut naître de cet équilibre presque parfait mais aussi une fondation à but non lucratif, un projet de bien social, un défi relevé à deux ou l’adoption d’un orphelin. Vous ne vous aimez pas par vos manques mais par vos points forts. C’est la fusion totale de vos corps et de vos esprits complices. Vous vous aimez sans vous envahir, vous vous gardez sans vous posséder. Ici, les femmes ne cherchent plus à se valoriser à travers vous mais l'harmonie de votre couple vous met mutuellement en valeur.
Enfin, vous arrivez sur le toit. Vous savez, juste au-dessous des étoiles…
Les femmes qui s’y promènent sont beaucoup plus rares. D’ailleurs, elles sont très discrètes et peu de monde les voit. C’est sur le toit, cher homme, que l’on vous aime absolument. Là, une femme peut vous chérir sans vous toucher, sans vous séduire, sans chercher à vous garder ni à vous changer. C’est sur les toits qu'ont lieu les mariages des âmes. Une femme vous aime pour la patine attendrissante que le temps a laissé sur votre visage ; pour l’histoire de vos rides et leurs sillons creusés par vos peines, vos combats et vos joies.
Là, elle vous adore sans condition, d’un appétit non charnel, d’une énergie libérée de sa dimension physique et matérielle, d’une tendresse presque angélique.
Elle vous aime et vous admire pour le nombre de fois où vous vous êtes relevé après une chute, pour avoir pleuré sans vous cacher, pour n'avoir jamais nié vos valeurs ni votre loyauté à vous-même et aux autres. C'est de l'amour où chacune des lettres de son mot est un vase rempli d'eau.
Alors à ce niveau-là, Monsieur, quand une amie vous dit « je t’aime», ne cherchez pas à fuir, à lui dire qu’il y a un «malentendu» et que vous ne pouvez pas répondre à ses attentes. Car elle n’a aucune attente. Acceptez simplement d’être aimé sans retour. Pour rien. D’être embrassé non pas de ses lèvres mais par son feu intérieur. C'est une amitié sublimée. Hélas, ces sentiments-là vous donnent le vertige et trop souvent préférez-vous redescendre aux étages inférieurs ;
là où vous n'êtes pas mis au défi de rester à la hauteur...
Comprenez que plus vous monterez dans l’idéal amoureux, plus vous goûterez aux amours désintéressées. Tout comme cette femme sur le toit, vous vous sentirez souvent seul, mais la recherche de l'amour vrai est comme une ascension : plus vous prenez de l'altitude, moins vous croiserez de monde.
Un cher ami m’a fait dernièrement le plus beau des cadeaux en m’écrivant ceci :
« Je n’ai pas peur de recevoir ton amour ».
Ma peau n'a jamais touché la sienne. Neuf mots qui ont ouvert une porte de prison en moi. Car à chaque amour refusé, c'est un barreau de plus qui se dresse dans notre vie. C'est un volet qui se ferme. Et cet ami a eu la finesse de comprendre que, dans certains cas, les plus grands sentiments doivent parfois changer de plans pour s’exprimer. Les accepter, c'est laisser circuler une très belle énergie. C'est comme clarifier l'air d'une pièce fermée depuis longtemps. C'est admettre qu'au-delà du contact des corps, triomphe l'essentiel.
Article publié par Isabelle Alexandrine Bourgeois le 02.07.2006
22 novembre 2006
Faites l'amour pas la guerre
Avez-vous vu cette information ??
après tout hein, çà peut pas faire de mal :o)
Tous à vos agendas !!! ;O)
mardi 21 novembre 2006, 8h31
Agir pour la paix dans le monde en faisant l'amour le 22 décembre
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WASHINGTON (AFP) - Des militants pacifistes semblent vouloir redonner un coup de jeune au slogan soixante-huitard "faites l'amour, pas la guerre" en appelant, via leur site internet, tous ceux qui veulent agir contre la violence dans le monde à faire l'amour le vendredi 22 décembre.
Baptisé GlobalOrgasm ("orgasme mondial synchronisé"), le projet invite hommes et femmes de tous les pays, mais "particulièrement ceux où il existe des armes de destruction massive", à avoir des relations sexuelles le jour du solstice d'hiver, et à avoir des pensées pacifistes avant et après.
Selon ses concepteurs, Donna Sheehan, 76 ans, et Paul Reffell, 55 ans, le fait qu'un maximum de personnes dans le monde aient des pensées positives à un moment donné peut modifier "le champ d'énergie de la Terre" et "réduire les dangereux niveaux actuels de violence et d'agression".
Sur leur site www.globalorgasm.org, les deux militants pacifistes se disent préoccupés non seulement par la guerre en Irak mais aussi par les manoeuvres américaines dans le Golfe persique, alors que l'Iran persiste à défier les puissances mondiales au sujet du nucléaire.
Pour avoir une idée de l'ampleur de la réponse à leur appel, ils indiquent se reposer sur un programme de l'Université de Princeton (New Jersey, nord-est) intitulé Global Consciousness Project qui tente de mesurer l'effet d'événements mondiaux, tels que le 11-Septembre ou le tsunami en Asie de décembre 2004, sur la conscience humaine.
Donna Sheehan, qui a organisé des manifestations en faveur de la paix où les participants étaient dans leur plus simple appareil, estime que la violence dans le monde est en partie due à l'insatisfaction sexuelle des hommes.
27 septembre 2006
Signes
.... elle dit que le monde est une fabuleuse usine à produire des signes dont une infime partie revient à chacun ; que nous-mêmes, à chaque instant, sommes des signes pour autrui dont la logique ou la nécessité nous échappent. Nous sommes chacun, les uns pour les autres, les fragments d'un livre gigantesque et infini qu'il incombe à l'espèce humaine de lire en entier pour comprendre le sens de sa destinée. Chaque être humain a sa part de texte, selon son propre niveau de conscience, mais il n'y a pas de salut possible, si l'on ne fait pas cet effort de lecture et d'interprétation.
Lorette NOBECOURT - En nous la vie des morts
j'ai adoré ce livre,
on vous en parlera mieux que je ne saurais le faire ici
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"l’ombre que dégagent les êtres les plus sombres est à la mesure d’une lumière à venir, qu’ils ne voient pas encore parce qu’ils ont la vue trop courte. »
Lorette Nobécourt
(citation extraite du lien ci-dessus)

12 septembre 2006
Qu'est ce que tu voulais que je lui dise ?
Cette gamine assise en pleurs,que chagrinent de trop grands malheurs,
les grandes s'amusent sans elle, exclue de la bande, elle reste toute seule.
Une qui commande, des favorites. Il paraît qu'elle est trop petite.
A la marelle, y a des V.I.P., dans les maternelles comme en boîtes de nuit.
Mais faut pas pleurer, çà va s'arranger...
Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ?
Toute la vérité, rien que la vérité ?
Est ce que tu voulais que j'lui dise, que çà ne f'ra qu'empirer ?
Le plus triste, le plus dommage, elle le sait pas et c'est de son âge,
mais elle-même un jour, elle fermera sa porte quand à son tour elle sera la plus forte...
Ce garçon assis dans un coin, quinze ans, la tête dans les mains,
premier amour, premier chagrin, comme le shampoing, la formule deux en un.
Il a beau dire que c'est pas grave, jouer les hommes, faire le brave,
la savoir dans les bras d'un autre, çà lui brise le coeur, çà lui ronge le ventre.
Mais faut pas pleurer, çà va s'arranger
Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ?
Toute la vérité,, rien que la vérité ?
Est ce que tu voulais que j'lui dise, que çà ne f'ra qu'empirer ?
Qu'il a pas fini de pleurer, qu'là leçon n'est jamais apprise,
mais si çà peut le rassurer, lui-même un jour fera sa valise.
Cette femme qui cache ses pleurs, le café coule dans la cuisine,
son patron n'était pas fier, faut dégraisser,drôle de régime.
Chemise cartonnée, demandes de formations,dossiers bien classés, lettres de motivation,
d'un geste elle balaye de tristesse et de rage les fiches de paye, les demandes de stage.
Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ?
Puisqu'elle savait déjà, elle le savait mieux que moi, que çà ne va jamais s'arranger,
que çà ne f'ra jamais qu'empirer.
Ce vieil homme fatigué d'Algérie, qui regrette son Magrhreb jour et nuit, tout juste toléré aujourd'hui.
Faut dire qu'çà fait que trente ans qu'il est ici.
qu'il ne sera jamais propriétaire, qu'il occupe une chambre de bonne, au pays de Voltaire, au pays des lumières et des droits de l'homme. Ce sans-papier rejetté qui repart, sans même dire au revoir, sans dire merci pour le billet de charter gratuit vers la misère de son pays.
Cà le soulagera sûrement d'aopprendre, et faudrait quand même pas qu'il oublie qu'on a gravé Fraternité sur le fronton de nos mairies.
Ce taulard emprisonné dans une cellule à six, il devrait en profiter parce que bientôt ils seront dix.
Ce malheureux qui dort sur une ventilation de métro, il s'en fout de savoir que je le chante pas assez fort et beaucoup trop faux.
Qu'est-ce que tu voulais qu'ils me disent ?
08 août 2006
L'homme dans la cité
Pourvu que nous vienne un homme
Aux portes de la cité
Que l'amour soit son royaume
Et l'espoir son invité
Et qu'il soit pareil aux arbres
Que mon père avait plantés
Fiers et nobles comme soir d'été
Et que les rires d'enfants
Qui lui tintent dans la tête
L'éclaboussent d'un reflet de fête
Pourvu que nous vienne un homme
Aux portes de la cité
Que son regard soit un psaume
Fait de soleils éclatés
Qu'il ne s'agenouille pas
Devant tout l'or d'un seigneur
Mais parfois pour cueillir une fleur
Et qu'il chasse de la main
À jamais et pour toujours
Les solutions qui seraient sans amour
Pourvu que nous vienne un homme
Aux portes de la cité
Et qui ne soit pas un baume
Mais une force une clarté
Et que sa colère soit juste
Jeune et belle comme l'orage
Qu'il ne soit jamais ni vieux ni sage
Et qu'il rechasse du temple
L' écrivain sans opinion
Marchand de rien
Marchand d'émotions
Pourvu que nous vienne un homme
Aux portes de la cité
Avant que les autres hommes
Qui vivent dans la cité
Humiliés l'espoir meurtri
Et lourds de leur colère froide
Ne dressent au creux des nuits
De nouvelles barricades
Jacques Brel
28 juillet 2006
Je dors sur mes 2 oreilles
Pour Philippe, et tous ceux qui aiment ...
GRAND CORPS MALADE
(liens au bas du texte)
J'ai constaté que la douleur était une bonne source d'inspiration
Et que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoiqu'un peu trop répétitifs
A croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t'ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C'est pour çà qu'aujourd'hui j'ai dcidé de changer de thème
d'embrasser le premier connard venu pour lui je t'aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d'envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C'est peut être un texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l'ai écrit avec une copine, elle s'appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles
Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l'existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t'a pas vraiment menti, c'est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y'a tellement de choses à gagner
J'aime entendre, raconter, j'aime montrer et j'aime voir
J'aime apprendre, partager, tant qu'y a de l'échange y'a de l'espoir
J'aime les gens, j'aime le vent, c'est comme çà je joue pas un rôle
J'ai envie, j'ai chaud, j'ai soif, j'ai hâte, j'ai faim et j'ai la gaule
J'espère que tu me suis, dans ce que je dis y'a rien de tendancieux
Quand je ferme les yeux, c'est pour mieux ouvrir les cieux
C'est pas une religion, c'est juste un état d'esprit
Y'a tellement de choses à faire et çà maintenant je l'ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d'en profiter
Dans la vie j'ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer
Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c'est pareil
J'ai tout le temps l'oeil du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles
C'est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j'ai compris les règles du jeu, ma vie c'est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleurs
J'ai envie d'être au coeur de la ville et envie d'être au bord de la mer
De voir le delta du Nil et j'ai envie d'embrasser ma mère
J'ai envie d'être avec les miens et j'ai envie de faire des rencontres
J'ai les moyens de me sentir bien et çà maintenant je m'en rends compte
Je voulais pas écrire un texte "petite maison dans la prairie"
Mais j'étais de bonne humeur et même mon stylo m'a souri
Et puis je me suis demandé si j'avais le droit de pas être rebelle
D'écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
Si tu me chambres je m'en bats les reins, parfois je me sens inattaquable
Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câble
La vie c'est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles
La vie c'est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles
le site : http://www.grandcorpsmalade.com/accueil.htm
14 juillet 2006
Tête en l'air
Voici une chanson qui arrive de la gorge d'un oiseau de Louisiane.
Sur la terre des damnés, solitaire,
Étranger aux vérités premières énoncées par des cons,
Jamais touché le fond de la misère
Et je crie, et je pleure et je ris au pied d'une fleur des champs,
Égaré, insouciant dans l'âme du printemps, coeur battant,
Coeur serré par la colère, par l'éphémère beauté de la vie.
Sur la terre, face aux dieux, tête en l'air,
Amoureux d'une émotion légère comme un soleil radieux
Dans le ciel de ma fenêtre ouverte
Et je danse, et je lance un appel aux archanges de l'Amour.
Quelle chance un vautour, d'un coup d'aile d'un coup de bec
Me rend aveugle et sourd à la détresse à l'éphémère tristesse de la vie.
Sur la terre, tête en l'air, amoureux,
Y'a des allumettes au fond de tes yeux,
Des pianos à queue dans la boîte aux lettres,
Des pots de yaourt dans la vinaigrette
Et des oubliettes au fond de la cour...
Comme un vol d'hirondelles échappé de la poubelle des cieux...
Jacques HIGELIN

03 mai 2006
Ce n'est pas une annonce ;)
Vu que j'ai déjà un homme à la maison, (même s'il a pas 50 ans), mais j'adore ce texte, de Lynda Lemay.
Petit clin d'oeil pour mes amis qui approchent de la cinquantaine, ou qui l'ont dépassée, petit clin d'oeil pour les esseulés, ou ceux dont le couple est en difficulté..

Je cherche un homme de 50 ans
Je cherche un homme de 50 ans, qu'a tout rêvé, qu'a tout perdu,
Qui s'en est juste assez voulu, pour savoir ce qu'il veut vraiment,
Je cherche un homme de 50 ans, qu'a déjà juste assez d'argent,
Mais que l'argent n'éblouit plus.
Je cherche un homme de 50 ans, qui a déjà plu, déjà déçu,
Et qui a fait juste assez d'enfants, pour être juste assez ému,
Je cherche un homme qui a survécu, qui a déjà tout fumé tout bu,
Qui a tout connu des femmes nues, un homme qui ne cherche plus.
Je cherche un homme de 50 ans, qui sait ce qu'il n'a pas à offrir,
Qui a plus de passé que d'avenir, mais qui enfin prend tout son temps,
Je cherche un homme de 50 ans, qui est déjà préparé au pire,
Qui sait c'que l'temps peut pas guérir, qu'a déjà vu trop d'enterrements.
Je cherche un homme de 50 ans, qu'la vérité ne fait plus fuir,
Qu'a le courage de n'pas mentir, sur ses foutus de sentiments,
Oh oui un homme de 50 ans, qui ne se prend plus au sérieux,
Mais qui m'aim'rait silencieusement, et qui le ferait de son mieux.
Je cherche un homme pas trop solide, parce que personne ne l'est vraiment,
Un qui aurait juste assez de rides, et presque plus d'secrets,
Je cherche un homme comme y'en a plein, mais j'les croise jamais,
Un qui ressemble à mon chagrin, et qui peut-être m'attendrait,
Un homme de 50 balais, peut-être plus, peut-être moins,
Bien entendu un pas parfait, mais enfin un qui s'rait le mien,
Peut-être pas pour toute la vie, mais pour quelques moments de vrais,
Qu'au moins j'aurais moins le cœur détruit, chaque fois que je m'en souviendrais.







